Collants

Que ce soit en hiver ou en été, il est toujours d'actualité de porter des collants sexy. En matière douce et fine ou de resille, le collants sexy ou bien le bas autofixants trouvera toujours une place pour accompagner une tenue de jour comme de nuit. 

Histoire de Collants

Jusqu'au début du xxe siècle, le sous-vêtement des danseuses consiste en un « caleçon de modestie », bas en laine, en coton ou en soie, tenus par des jarretières. Progressivement au cours du xixe siècle, ces bas sont raccordés à un maillot ou un justaucorps élastique, et même fusionnés avec celui-ci dans le maillot-collant « académique ». Ainsi à la fin du xixe siècle, le port du collant encore rare existe dans le monde de la danse mais aussi de la mode et du spectacle (les premières femmes nues dans les revues portent des collants chair). Imposé par Serge Lifar comme tenue de travail à l'Opéra de Paris dans les années 1940, il couvre alors le corps tout en entier mais devient le costume de scène (danse, cinéma, etc.) courant qu'après la Seconde Guerre mondiale. L'évolution est parallèle dans le monde civil : au début des années 1920, comme le prédit la théorie de l'index de l'ourlet , l'ourlet des robes des femmes remonte suffisamment haut pour montrer les jambes. La bonneterie couvrant les jambes est alors constituée de bas en soie ou en rayonne qui restent populaires jusqu'au début des années 1960.

Après la Seconde Guerre mondiale

Au milieu des années 1950 sont inventés des bas sans couture, réputés plus résistants, prémices de l’évolution à venir des collants. En 1953, l'américain Allan Grant créé un « panti-legs » (« jambes culottes ») à partir d'un prototype développé par sa femme enceinte : une paire de bas accrochée à une culotte. Il commercialise une solution plus définitive six ans après aux États-Unis puis arrive la première fabrication en masse par Glen Raven Mills company. En Europe, ils arrivent vers le milieu des années 1960 où l'apparition de collants permettent le port de la minijupe, et connaissant dès lors un succès quasi immédiat, procurant aisance et permettant de montrer les jambes. Mary Quant, qui popularise cette mini jupe, fait même créer des collants assortis. En France le succès du collant reste indissociable de celui de Dim (« Le Bas Dimanche » à l'origine, fondé en 1953), qui détient dès le début de la décennie un quart du marché. Quelques années plus tard, DIM commercialise les collants Tels Quels à 5 francs puis des collants dans plein de couleurs différentes, des collants sans démarcation pour mettre sous les shorts. Ces années là, les collants s'affichent de façon très variés, opaques, écrus, gris clairs, en laine ou nylon, avec des motifs parfois importants. Pierre Cardin est l'un des premiers créateurs de mode à proposer des collants à ses clientes. À la fin de cette décennie, les collants représentent plus de 90 % du marché, les bas ont laissé leur place.

Dans les années 1970, l'éphémère mode punk met en exergue le collant résille, souvent déchiré ou troué.